
Le 23 mai dernier était diffusé, aux États-Unis sur la chaîne ABC, le dernier épisode de la série télévisée « Lost » lancé six ans auparavant.
Inédite dans sa structuration et ses codes visuels, elle a su captiver ou déplaire à des milliers de téléspectateurs à travers le monde. Comme une chasse aux trésors intellectuels, Lost a su, à travers 6 saisons, offrir la possibilité aux fans de s’interroger sur la destinée de ces personnages échoués sur une île à l’univers fantastique.
Remplies de références culturelles, les créateurs de la série ont invitaient les téléspectateurs à aller chercher des réponses dans des œuvres existantes et antérieures. De plus, j’aime beaucoup les œuvres qui vous permettent de découvrir à chaque nouvelle lecture (ou vision) de nouveaux détails qui répondent à des questions que vous vous posiez depuis longtemps.
Très rare sont les épisodes (121 au total) qui n’ont pas servies à l’histoire globale. Certains sont d’une qualité scénaristique et visuelle extraordinaire. Ce qui a pu dérouter certains, c’est l’exercice scénaristique et télévisuel des insertions de flashback (vie passée), flashforward (vie future) et réalité alternative. Mais les scénaristes pouvaient-ils s’en sortir autrement pour raconter aux téléspectateurs le passé de leurs personnages ?
La série a donnait aux acteurs de magnifiques personnages. Je pourrai en citer plusieurs mais à mon avis, les plus puissants sont ceux de Benjamin Linus et John Locke. Deux personnages aux passés relationnels difficiles qui s’appuient sur ce dernier pour survivre. Dans la série, ils ont eu, à un moment ou un autre, dûs interprétés un manipulateur assez vif et assez joussif à voir pour le spectateur.
L’une des questions que l’on peut se poser, c’est si les créateurs n’ont pas été trop ambitieux pour être compris par le plus grand nombre. En effet, il est bien impossible de résumer l’ensemble de la série dans une discussion entre amis [1] mais aussi, combien d’entre nous peuvent analyser toutes les liaisons entre les personnages ?
Disons-nous que chacun doit avoir sa vision d’une œuvre et que de ne pas répondre à toutes les questions sont le meilleur moyen de nourrir l’imagination de son lecteur ? J’aime cette idée, en tout cas !
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